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Source: Tribuca.net as of 18-06-2020

Une collaboration entre l’Université Côte d’Azur, le 3IA et le Parc National du Mercantour va permettre la mise en place d’outils d’intelligence artificielle pour optimiser la détection et le comptage des loups sur le territoire.

Les spéculations vont bon train sur le nombre de loups présents dans le Mercantour. Certains évoquent une dizaine de meutes et une centaine d’individus. Pour en avoir le coeur net, un partenariat a été conclu entre le Parc National du Mercantour, l’institut 3IA Côte d’Azur et la Maison de la Modélisation, de la Simulation et des Interactions (MSI) de l’Université Côte d’Azur, afin d’optimiser le comptage réalisé à partir des pièges photographiques (une cinquantaine ont été installés dans le Parc et se déclenchent lorsqu’ils détectent un mouvement). 

Une première en France

De nouveaux outils d’intelligence articielle vont ainsi être déployés afin de remettre de l’ordre dans l’abondante banque d’images et de vidéos récoltées par les pièges photographiques et ainsi différencier les loups des autres espèces. L’ingénieure du 3IA mobilisée sur le projet s’appuiera sur le transfert learning, des réseaux d’algorithmes pré-entraînés à différencier un large éventail d’objets dans une très grosse base de données. «Maintenant, on attend de savoir à quel niveau il va falloir qu’on se batte, en utilisant toutes les dernières technologies ou si un réseau de deep learning basique suffira, livre le Pr. Charles Bouveyron, directeur scientifique adjoint de l’Institut 3IA sur le site d’Université Côte d’AzurCe qui nous inquiète ce n’est pas tant la détection mais surtout le comptage. Car on peut parfois avoir sur une séquence 26 chamois qui passent vite et pour certains de très loin.»

L’aspect le plus ambitieux du projet consistera, au moyen de nouveaux développements méthodologiques et algorithmiques, à croiser les données spatio-temporelles sur le passage du loup avec toute une série d’autres informations récoltées sur le terrain par les gardes du Parc du Mercantour (relevés d’empreintes, analyses génétiques réalisées sur les proies, déjections retrouvées). Ce projet, le premier du genre en France entre un 3IA et un Parc National, permettrait ainsi de tracer les animaux à titre individuel.

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